À quoi correspondent ces semaines ?
Le calendrier type se déroule en phases. Les deux premières semaines servent à l'audit SEO et au data mapping, pour sécuriser ce qui doit survivre à la bascule. Les semaines trois et quatre couvrent la phase technique : développement du thème et migration des pages. La cinquième est consacrée aux tests et à la formation des équipes, afin que vous soyez autonomes le jour de la mise en ligne. Un site vitrine simple compresse ce cycle jusqu'à trois semaines ; une migration riche en contenus, en langues ou en gabarits l'étire vers le haut de la fourchette.
Qu'est-ce qui allonge le délai ?
La complexité de l'existant, avant tout. Un grand volume de pages, un maillage interne dense, des fonctionnalités sur mesure ou un historique SEO à protéger réclament plus de cartographie et de contrôles qu'un site de quelques dizaines de pages. Les redirections 301 et le crawl post-migration — indispensables pour ne pas perdre de trafic — prennent du temps mais évitent des mois de récupération de SEO. Bâcler cette étape coûte toujours plus cher que l'attendre, car un classement perdu ne revient pas en un clic.
Peut-on aller plus vite ?
Oui, en préparant le terrain en amont. Un inventaire de contenu propre, des accès fournis dès le départ et des décisions de design tranchées avant le lancement raccourcissent nettement le projet — l'attente vient souvent du côté client, pas de la plateforme. Vouloir compresser la phase de tests, en revanche, est un faux gain : c'est là qu'on attrape les liens cassés et les redirections manquantes avant qu'ils n'atteignent vos visiteurs. Gagner cinq jours sur la recette pour en perdre trente à réparer le trafic n'a aucun sens. Un dernier facteur pèse : votre disponibilité pour valider maquettes, contenus et redirections. Une migration traîne rarement à cause de la technique ; elle traîne quand les validations tardent. Bloquer quelques créneaux de décision à l'avance est souvent le meilleur accélérateur du calendrier.
